Ukraine

Ukraine from train windowI ended up taking a bus to Premyzl, a border town, full of small shops and markets. In the bus to Ukraine were many women carrying boxes and bags of food of all kinds. It turned out that the imported products were much more expensive in Ukraine and some made a small business of their ways to and back from Poland. They asked for my passport for the first time and I left the European Union. After crossing the border, I could already feel some differences, first, the Cyrillic alphabet started and I could not read the signs anymore. Also, the roads were suddenly in a much worse condition, drivers drove much slowlier and were often making large gaps on the road to avoid potholes, indifferent to the boundaries of the road that they often crossed to perform an overtake. The bus took us through small villages and I felt for the first time of this trip a real change of scenery. On dirt roads carts filled with bags of potatoes were driven by horses and run by old men with berets. Almost every building was either half built or relatively dilapidated and only beautiful Orthodox churches stood tall and proud, their golden and round roofs glittering on the downtown squares. All around the countryside was green, hilly and desertic. I spent 7 hours in a mini bus with a sweltering heat – it seemed the windows could not be opened – to drive 250km. Apparently there is nothing like a full bus here. At each stops, passengers would squeeze even more, standing in the aisle for hours.

Ukraine from train window 6Arriving late in Ivano-Frankivsk, a city of about 300,000 inhabitants, I found Andrii,my Couchsurfer. This evening, we spent hours discussing life, the universe and everything. It was a very interesting guy, and although his convictions were sometimes shocking to me, as”us Europeans” as he put it, had strong views on our taboo ideas such as racism, homophobia, or the condition of woman, subjects which, of course, often engaged me on passionate speeches which made him laugh, we had, I think, enriching discussions, though I sometimes ask myself if there really is dialogue when each speaker is fiercely maintaining its position. Andrii taught me that for Ukrainians, still marked by the Soviet system (which would, in collapsing, brought with him decades of savings from the people, making them instantly fall into poverty), “Europe” was a dream paradise where everyone can have what they want. He told me that Ukrainian people will always be extremely nice to european foreigners but not so much to each others… I prefered to think that he was a bit cynical on this matter and that if people were helping me out in the streets with directions or lenting me their phones it was by natural kindness, not for what I represented to them. I understood with surprise that he does not consider himself as a European, as if beyond the land borders, only to join the union really mattered. We walked into town and he feeds me with delicious homemade nettle salad and cakes with sesame seeds.

Kamianets-Podilslkyi castleThe next day I left to another city a bit more east: Kamianets-Podilslkyi . Piotr had advised me to visit it because of its historical castle. I made it there through hundreds of miles of farmland and was charmed by the city as soon as the bus passed the first medieval battlements. It was a beautiful place. After quitting the bus, I had to contact my host but the number she gave me was wrong and I had some complications to find an internet spot and send a message to Olena. In the meantime, I sat on some steps and one of the taxi drivers who were chilling around put out a stool, put a hat with two bills on it and, pointing to my guitar, imitated the act of playing. Kamianets-Podilslkyi ruinsOkay, no problem! I sang them a few songs, one of them even played an Ukrainian air, and one or two passers left a few coins. Then came Olena, who was studying in Kiev but came back to spend the Easter holidays with her mother, an adorable little lady who hugged me as soon as I entered the apartment and I put under my nose a plate of a kind of large raviolis stuffed with potato / cheese. I visited the town and the castle before taking a bus to Khmelnytskyi. Because of Easter, there would be no buses on Sundays, so I had to leave the town earlier than expected and Olena saved me from having to look for a hostel (which all seemed to be full) by contacting her friend Ruslan who offered to host me. He has been a kind hosst and showed much interest towards my journey. We shared lunch with his mother and his girlfriend for the Orthodox Easter: mashed potatoes, meatballs, red cabbage salad and boiled eggs whose tradition is to hit the shells against each other. The person whose shell hasn’t cracked has won.easterbread ivano-frankivskFor dessert: a brioche with raisins cooked specially for the occasion that they call Pascua. I took a train the same evening which slowlyled me to Moscow through fields and forests of birches during a night crowded with strange dreams. No problems at the border, they dabbed my visa without as mch questions as I expected and did not even searched my bag! Oufff. Russia: here I come !

[fsg_gallery id=”3″]

Ukraine from train windowJ’avais fini par prendre un bus pour Premyzl, un ville à la frontière, pleine de petites échoppes et de marchés. Dans le bus pour l’Ukraine se trouvaient de nombreuses femmes chargées de caisses et sacs de nourriture en tout genre. Il s’avéra que les produits importés étaient beaucoup plus chers en Ukraine et que certains faisaient un petit commerce de leurs aller-retour vers la Pologne. On me demanda mon passeport pour la première fois et je sortais de l’union Européenne. Après la frontière, des différences se firent déjà sentir, premièrement, l’alphabet devint cyrillique et je ne pouvais plus lire les panneau. Aussi, les routes étaient soudain en bien moins bon état, les conducteurs roulaient beaucoup moins vite et faisaient souvent de grands écarts sur la route pour éviter les nids de poule, indifférents à la ligne de délimitation de la route qu’il chevauchaient bien souvent afin d’effectuer un dépassement. Le bus nous fit passer par de petits villages et je ressenti pour la première fois de ce voyage un réel dépaysement. Sur des chemins de terre des charrettes remplies de sacs de pommes de terre étaient poussées par des chevaux et dirigées par des petits vieux à bérets. Presque tous les bâtiments étaient soit à moitié construits soit relativement délabrés et seules les belles églises orthodoxes se tenaient hautes et fières scintillant de leurs toits ronds et dorés sur la place du centre ville. Autour, les campagnes étaient verdoyantes, vallonnées et désertiques. J’ai passé 7 heures dans un mini-bus à la chaleur étouffante – il semblerai que les fenêtres ne pouvaient pas s’ouvrir – pour faire 250km. Apparemment il n’y a rien de tel qu’un bus complet et à chaque arrêt les passagers se serraient d’avantage, debout dans l’allée centrale des heures durant.

Ukraine from train window 6Arrivée tardivement à Ivano-Frankivsk, une ville d’environ 300 000 habitants, j’ai retrouvé Andrii, mon couchsurfeur. Nous avons passer des heures à discuter ce soir la, de la vie, l’univers et le reste. C’était un type très intéressant et, bien que ses convictions m’étaient parfois choquantes, ayant “nous européens” comme il disait, des idées bien arrêtées sur nos sujets tabous tels que racisme, homophobie, ou condition de la femme, des sujets qui, évidemment, me font souvent partir sur des discours enflammés ce qui le faisait rire, nous avons eu, je pense, des discutions enrichissantes, bien que je me demandes parfois si dialogue il y a vraiment lorsque chaque locuteur reste férocement campé sur ses positions. Andrii m’appris que pour les Ukrainiens, encore très marqués par le soviétisme (qui aurait, en s’écroulant, emporté avec lui les années d’économies des habitants les faisant sombrer dans la pauvreté), “l’Europe” représentait un paradis rêvé ou chacun peut posséder ce qu’il veut. Il me dit que les Ukrainiens sont toujours très agréables envers les étrangers européens mais pas tellement entre eux… Je préfère penser qu’il était un peu cynique à ce sujet et que si les gens m’aidaient dans la rue avec les directions ou me prêter leurs téléphones c’était par bonté naturelle, pas pour ce que je représentais pour eux. J’ai été marquée qu’il ne se considère pas comme européen, comme si au delà des frontières terrestres, seul faire partie de l’union comptait réellement. Nous nous sommes promenés en ville et il me nourrit de salade d’orties et de gâteaux aux graines de sésame fait maison délicieux.

Kamianets-Podilslkyi castleLe lendemain, je reparti vers une autre ville un peu plus à l’est: Kamianets-Podilslkyi, que Piotr m’avait conseillé de visiter en raison de son château historique. J’y suis arrivée en passant par des centaines de kilomètres de champs cultivés et fut charmée par la ville dès que le bus passa les premières rempares de pierre pittoresques. C’était un endroit magnifique. A la sortie du bus, le numéro que j’avais pour contacter mon hôte était erroné et j’eus quelques complications pour trouver internet et envoyer un message à Olena. En l’attendant, je me posais sur des marches et l’un des conducteurs de taxis qui se trouvaient la sortit un tabouret, y posa un chapeau avec deux billets et, en pointant du doigt ma guitare, imita le fait de jouer. Kamianets-Podilslkyi ruinsOkay, pas de soucis ! Je leurs chantais quelques chansons, l’un d’eux gratta même un air du coin et un ou deux passants déposèrent quelques pièces. Puis arriva ma nouvelle hôte Olena, qui étudiait à Kiev mais rentrait passer les vacances de Pâques avec sa mère, une petite dame adorable qui me sera contre elle dès mon entrée dans l’appartement et me mis sous le nez une assiette d’un genre de gros raviolis fourrés aux pommes de terre/fromages. Je visitais la ville et le château avant de prendre un bus vers Khmelnytskyi. A cause de Pâques, il n’y aurait pas de bus le dimanche, je devais donc quitter la ville plus tôt que prévu et Olena m’évita d’avoir a chercher une auberge ou un hôtel (qui semblaient tous complets) en contactant son ami Ruslan qui proposa de m’héberger. Il accueilli avec beaucoup de gentillesse et d’intérêt envers mon voyage. Nous avons partager un déjeuner de pâques orthodoxe avec sa mère et sa petite amie: purée de pommes de terre, boulettes de viande, salade de chou rouge et œufs durs dont la tradition consiste à cogner les coques les unes contre les autres.easterbread ivano-frankivsk Si la coque n’est pas fissuré, le convive à gagné. En dessert: une brioche aux raisins spécialement cuisinée pour l’occasion qu’ils appellent Pascua. Je pris un train le soir même qui m’entraina lentement vers Moscou à travers champs et forêts de bouleaux lors d’une nuit peuplée de rêves étranges. Aucun problème à la frontière, on tamponna mon visa sans plus de questions que cela et on ne fouilla même pas mon sac! Oufff. Russie: à nous deux !

[fsg_gallery id=”3″]

7 thoughts on “Ukraine

  1. Vadim

    Hey! I’m just looking forward for your Russian post 🙂 I hope Moscow has conquered your heart 😉 Babushka!
    Best wishes,
    Vadim

    Reply
      1. Vadim

        Huh, Russian Babushkas wouldn’t approve of the video 😀 they’re too conservative to like it))

  2. Jandirk Kievit

    Still going strong eastwards Agnès! I very much like your blog/website and sharp observations of people and travel experiences. The photo’s give a tasty image of your road trip, keep it up!!
    Opa has moved to his new home in Culemborg. And we showed him your blog which he likes very much.
    many greetings from the low country
    Jandirk

    Reply
  3. Clémence

    Enfin ! Je peux revenir suivre ton périple, pas des masses de temps en ce moment ! Donc, j’avais du retard et en fait, c’est comme avec une série, t’es encore plus contente quand tu as attendu un peu et que tu as deux épisodes / articles à découvrir 😉

    Les photos de l’Ukraine sont étonnantes ! Je n’avais jamais entendu parler de Kamianets-Podilslkyi, j’ai été me balader sur internet pour trouver plus d’info, et en effet, ça devait valoir le coup ! Dans le diaporama Flicker il y a un bâtiment qui m’a marqué aussi : ce grand édifice (église ?) avec la toiture bleue, on dirait du Disneyland … !

    Bon, je file en Russie maintenant, à tout de suite

    Reply
  4. Naiara

    I love it sweetie!!!

    I enjoy every word you write and I can feel myself going to these places and seeing all these amazing things!

    You make me travel with you, and this is a ability that only few writers have!

    I wish you a wonderful trip for more amazing posts!!! 🙂

    Reply
    1. Orpheo Post author

      I think that is the best compliment you could give me my dear 🙂 Im so glad you like it. Besos desde rusia!

      Reply

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s