Facing the Russian cities.

P1100590And so…Moscow. Moscow and its disproportionate roads, its buildings as huge blocks of concrete, crushed here and there through the city. Moscow and its rushed, grumpy inhabitants who flock day after day in the wagons of the grating, deafening and dull subway. I should have known that Moscow would not be a place for me. Too large, too gray, too polluted. Fortunately, my encounters with nice couchsurfers still made me have a good time. Especially when, getting lost by the Russian menu in this great vegetarian restaurant, Vadim, a young student of languages, came to my rescue! He was kind enough to release his afternoon to show me around the city center and the Red Square of course, even if, for the only week of the year, it was closed ! due to military preparations for the celebration of the 8th of May, which is actually on the 9th here because of the time difference. However, I could see the famous St. Basil’s Cathedral and found it very beautiful and quite impressive. Vadim then showed me his favorite park and we enjoyed an Eskimo while discussing travels and literature.Nevertheless, I soon realized that I would have to flee the city as soon as possible for the sake of my mental stability ….


P1100640I got on a train and started
the first kilometers of the Trans-Siberian. You can read the article about it here!


Someone had recommended Kazan as an interesting city
because it was the capital of the only predominantly Muslim region of Russia. I had found a nice couchsurfer and was delighted to leave Moscow. Again, I did not expect the city to be so big. It seems that this is just how Russian cities are. Big. In the sense that, unlike our city centers in Western Europe, where we can nicely hang around in a succession of narrow streets with often atypical architecture, Russian city-centers don’t actually seem like city-centers. Everything is so spaced out that you have to walk 5 minutes between each large rectangular blocks of concrete. To cross the wide streets, few crosswalks, you must go through a kind of underground tunnel where you can find various small shops. Also, everything seems to be in perpetual renovation, reconstruction, so dusty and noisy. P1100654Sidewalks are often rutted and care must be taken not to set foot in a puddle or stumble against a huge crack in concrete. . These cities gave me a general feeling of choking, as if I was suddenly doomed to be forever surrounded by these giants with hard angles, miles around me, walking walking walking through the maze of the ridiculously huge and to me almost identical streets.


You get the idea, I think. I had to
go away. No big cities no more! Done, basta! I still took the train for a stop in Yekaterinburg as my couchsurfer Victoria was expecting me. She had just returned home after living one year in Thailand and Brazil. She taught me that if the Russians are so cold at first sight, it was because they do not take the act of smiling lightly. In particular the “false smiles” are frowned upon. It is for this reason that the cashiers, waiters, in fact all persons providing services to you, do not smile, because it would be seen as a false smile given to get money out of you… They are working, not necessarily thrilled with this long day, so they do not smile, it’s as simple as that. In addition, the difficult historical past and the harsh climate of Russia taught its inhabitants to always be, in some way, on their guard. “We do not know what will happen, we must be prepared for any eventuality!” Whence their mistrust of strangers. This explains that! But once past the first barrier and it can be done quickly, I found the Russians to be really friendly and caring people. They are simply culturally aware that life is not a cakewalk. Victoria has also told me that her teachers had the habit of saying that European literature take often subject of beauty, pleasure, and poetry P1100657while Russian literature was mainly about suffering. Yep. (I wonder if they have heard of Les Misérables though ;))


Now here I am
in Novosibirsk,
capital of Siberia. Kazakhstan and Mongolia are quite nearby. I am cloistered within the walls of the apartment of my hosts to prepare my next Russian expedition. I would take a bus tomorrow morning towards the mountains of Altay and expect to spend a few days hiking before heading to the Lake Baikal.

P1100590Et donc: Moscou. Moscou et ses routes démesurées, ses bâtiments comme des pavés de béton immenses écrasés ça et là au travers de la ville, partout. Moscou et ses habitants pressés, grognons, qui se ruent jour après jour dans un wagon du métro grinçant, assourdissant et terne. J’aurais du me douter que Moscou ne serait pas un endroit pour moi. Trop grand, trop gris, trop pollué. Heureusement, mes rencontres avec d’agréables couchsurfeurs m’ont quand même fait passer de bons moment. Notamment lorsque, perdue face au menu écrit en russe de ce super restaurant végétarien, Vadim, un jeune étudiant en Langues, est venu à ma rescousse ! Il eu la gentillesse de libérer son après-midi pour me montrer un peu le centre ville et la place rouge bien sur, même si, pour la seule semaine de l’année, elle était fermée en raison des préparatifs militaires de la célébration du 8 mai, qui est en fait le 9 mai ici à cause du décalage horaire. J’ai néanmoins pu voir la célèbre cathédrale Saint-Basile et l’ai trouvée très belle et plutôt impressionnante. Puis Vadim m’a monté son parc préféré et nous avons dégusté un esquimau tout en discutant voyages et littérature. Cependant, j’ai vite pris conscience qu’il me faudrait fuir la métropole au plus vite pour le bien de ma stabilité mentale….

P1100640Je suis montée dans un train et ai ainsi entrepris mes premiers kilomètres sur le transsibérien. Vous pouvez lire l’article à ce sujet ici !

Quelqu’un m’avait recommandé Kazan comme étant une ville intéressante car la capitale de la seule région majoritairement musulmane de Russie. J’y avais trouvé un chouette couchsurfer et étais ravie de quitter Moscou. Encore une fois, je ne m’attendais pas à ce que la ville soit si grande. Il faut croire que c’est comme ça, une ville russe. C’est grand. Dans le sens ou, contrairement à nos centres ville en Europe de l’ouest ou l’ont peu flâner agréablement dans une succession de petites ruelles à l’architecture souvent atypique, les centrevilles russes ne donnent presque pas l’air d’en être. Tout est si espacé qu’il faut marcher 5 minutes entre chaque grands blocs de parpaing rectangulaires. Pour traverser les larges rues, rares sont les passages piétons, il faut passer par un genre de tunnel sous-terrain ou se sont installés divers petits magasins. De plus, tout semble être en perpétuelle rénovation, reconstruction, que sais-je, donc poussiéreux et bruyant. Les trottoirs sont souvent défoncés et il faut prendre garde à ne pas mettre le pied dans une flaque ou trébucher contre une énorme fissure de béton. P1100654Ces villes me donnent l’impression générale d’un étouffement, comme si j’y étais condamnée à être éternellement encerclée par ces géants aux angles durs, des kilomètres à la ronde, marchant marchant marchant dans le labyrinthe de ces rues ridiculement gigantesque et presque identiques à mes yeux.

Vous avez saisi l’idée, je pense. Il fallait que je me tire de là. Plus de grande ville ! Fini, basta ! J’ai tout de même repris le train pour une étape à Yekaterinburg car ma couchsurfeuse Victoria m’y attendais. Elle venait de rentrer au bercail après avoir vécu 1 ans en Thaïlande et au Brésil. Elle m’appris que si les Russes sont à première vue si froid, c’était parce qu’il ne prennent pas le fait de sourire à la légère. En particulier, les « faux-sourires » sont très mal vus. C’est pour cette raison que les caissières, serveurs, en fait toutes les personnes vous offrant un service, ne sourient pas, car cela serait perçu comme un faux-sourire donné en vue de recevoir de l’argent… Ils sont en train de travailler, ne sont pas forcément ravis de cette longue journée, alors ils ne sourient pas, c’est aussi simple que cela. De plus, le passé historique difficile et le rude climat de la Russie ont appris à ses habitant à toujours être, en quelque sorte, sur leur garde. « On ne sait pas ce qui va se passer, il faut être prêt à toute éventualité ! » D’où leur méfiance face aux inconnus. Tout s’explique ! Mais une fois cette première barrière passée et cela peut se faire rapidement, les Russes sont tout à fait amicaux et bienveillants. Ils sont simplement culturellement avertis que la vie n’est pas une partie de plaisir. Victoria m’a d’ailleurs confié que ses professeur avaient l’habitude de dire que la littérature européenne avait souvent pour sujets beauté, plaisirs, et poésie alors que la littérature Russe n’était que souffrance. Yep. (Je me demande s’ils ont entendu parler des Misérables cela dit !;) )P1100657

Me voici maintenant à Novossibirsk, capitale de la Sibérie.  Le Kazakhstan et la Mongolie sont tout proches. Je suis cloitrée entre les murs de l’appartement de mes hôtes pour préparer la suite de cette expédition russe. Je prendrais le bus demain matin vers les montagnes de l’Altai et compte bien y passer quelques jours de randonné avant de me diriger vers la région du lac Baïkal.

4 thoughts on “Facing the Russian cities.

  1. Vadim

    I’ll be waiting for your photos of Altai region and lake Baikal O:-) I hope you’ll remain impressed by the natural beauty of these areas.

    Reply
  2. Clémence

    J’aime ton style dans cet article, je trouve qu’il te ressemble. Encore beaucoup appris, c’est fou cette histoire de sourires !!
    Je vous embrasse très fort, toi et ta stabilité mentale, portez-vous bien les filles !! 😉

    PS : dommage que l’on ne puisse pas avoir une alerte, si tu réponds à notre commentaire, je viens seulement de voir celui que tu as laissé sur la Pologne

    Reply
    1. Orpheo Post author

      Diantre, tes commentaires me vont vraiment droit au coeur ma chere… 🙂
      On se porte tres bien je te rassure, je reviens d’un petit sejour dans les neiges de l’altai et a defaut de pieds puants, ils ont geler les pauvres petits!
      Il y a pas une option “recevoir un mail si reponse au commentaire” ? Je croyais.
      Je posterais peut etre mes articles sur ma page facebook a l’avenir afin que tu ne manques point d’episodes… HIHIHI
      Le grand edifice est bien une eglise… Elles sont toutes dans le genre en Ukraine et Russie, assez ouf en effet!

      Reply
  3. Clémence

    Je suis actuellement en compagnie d’un couchsurfer israélien, et OF COURSE je lui parle de toi (tant bien que mal, et d ailleurs plutôt mal dans mon anglais pas terrible !) et … que me montre t-il ?

    Enjoy !

    Reply

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