Monthly Archives: July 2013

Chinaaaaaaaaaaah ! First Impressions.

old pingyao streetsSorry it took so long to give you news … but it is sometimes hard to write on a moving planet! Hehehe.

I was welcomed in China by a group of Dinosaurs (… statues of Dinosaurs) scattered on both sides of the road just after the Mongolian border. When I arrived in the first city, Hohhot, barely out of the bus and making my first steps in the main street a small giggle crisis inadvertently took me. My senses were besieged by these great colorful characters plastered everywhere, the fruit stands, strange octopus or chicken feet skewers, the smiles and surprised looks that I produced on my way, the choking noises and the throbbing heat. China! Holy cow ! The road and my feet had eventually brought me to China. Alright.

street food in muslim street Xi'anI was amused to see that a single attempt of conversation with a taxi driver could gather a small group of onlookers around us, attending the scene with curiosity as if it were some street show. I quickly came to realize that China really was a world apart with a completely different culture and that the language of signs and imitations that was helping me well so far had suddenly become incomprehensible. So I got used to walk around with my little “images guide” and a notebook with a few key phrases written in with Chinese characters by the first couchsurfer I met there. I was super excited by the varied, fairly healthy and very cheap food after one month spent in Mongolia … where it was just the opposite. Here: cucumbers, spinach, mushrooms and tofu aplenty, all cooked in a wok with chili soy sauce served with a bowl of sticky rice and watermelon juice. I practiced using chopsticks.

As you probably know, China is a rather large country. Even with a 3-month visa I knew I would be able to explore only parts of it. So I decided to focus on the southwest, getting there by bus and train from Inner Mongolia and making several stops on my way while avoiding the East Coast and its megacities.
giant statue yunyangI began this Chinese journey with the city of Datong, its city center was in full reconstruction in order give it a (fake) old style and attract more tourists. One hour away from town ranged the Buddhist caves of Yunyang, where statues of Buddhas, Bodhisattvas and deities of Indian inspiration had been dug in the sand of a rocky mountain around 1600 years ago. Some of the statues were over 15 meters and it was a profoundly impressive place.

Then I reached a very old and very small village carved into hills near the Yellow River of which most of the population had long since migrated to the comfort of a city with running water and now only older people lived there. I got refilled with calm and serenity, facing an incredible scenery. Then I went to Pingyao, of which the well-preserved city center has undergone little changes since the Ming Dynasty and gave an idea of ​​what would have been a Chinese city about 400 years ago.

cave dwellings village with yellow river viewsXi’an and its famous terracotta warriors where also a place I really want to stop by on my way. I was lucky enough to be hosted there by a lovely couchsurfer … One of my favorite things about couchsurfing is that, although you can dissect the profile of a member, you never really know in advance what their place is gonna be like. Of course, as long as I have a roof over my head, the place does not matter so much. I happened to be staying in real “travelers squats” with sleeping bags spread over every inch of floor or in a hammock in the 20th floor of a Muscovite tower, on the floor of apartments without running water or electricity or else in a deserted villa on a peninsula on the Nile… When Mohan opened the door of her house, I had the intuition that I would be treated like a princess. Her mother greeted me with a big smile in her Rococo-like living room while Mohan handed me a cup of rose tea with honey and offered me plate of juicy peaches. She told me I could stay as long as I wanted and I happily took this advantage to have a break and recharge my batteries a little after this first trimester of travel toward the sunrise. Small yoga sessions and long reading sessions were shedduled during this week, interspersed with very good food and equally good discussions about France and China with Mohan and her family.

sitting terracota warriorDespite the very different customs (and sometimes somewhat … surprising! for us westerners), very fragrant squatting public toilets whose walls are often a series of low walls without doors, throat clearing before spitting that take you by surprise, the ubiquitous full volume music and busy telephone discussions, cigarettes lit on buses or trains or anywhere and such, I smile or groan inwardly and continue to rejoice to the warm, welcoming and engaging Chinese people, delighted to see a foreign face, often generous and ready to mutual aid beyond the language barrier.

Next step: The Zhangjiajie Natural Park in Hunan Province and its landscapes worthy of Avatar’s Pendora, and I promise you this time I will not let nearly a month pass before I give you some more details!

[fsg_gallery id=”9″]

old pingyao streetsDésolée d’avoir mis autant de temps à donner de mes nouvelles… mais ce n’est pas si évident d’écrire sur une planète en mouvement ! Hehehe.

J’ai été accueilli en Chine par une troupe de Dinosaures (…de statues de Dinosaures) parsemés de part et d’autre de la route juste après la frontière Mongole. Lors de mon arrivée dans la première ville, Hohhot, à peine sortie du bus et faisant mes premiers pas dans la rue principale une petite crise de gloussements me pris par inadvertance. Mes sens furent assiégés par ces grands caractères colorés placardés partout, ces stands de fruits, de brochettes étranges de poulpe ou de pieds de poules, ces sourires et regards étonnés que je produisais sur mon passage, ces bruits suffocants et cette chaleur lancinante. La Chine ! Sacré nom d’une pipe ! La route et mes pieds avaient fini par m’amener jusqu’en Chine. Alright.

street food in muslim street Xi'anJ’étais amusée de voir qu’une simple tentative de conversation avec un chauffeur de taxi pouvait rassembler un petite troupe de badauds autours de nous, assistant à la scène avec curiosité comme s’il s’agissait d’un spectacle de rue. Très vite je me suis rendu compte que la Chine était un monde à part avec une culture complètement différente et que le langage de signes et d’imitations qui ne me réussissait pas trop mal jusqu’ici était soudain devenu incompréhensible. J’ai donc pris l’habitude de me promener avec mon livre d’illustrations ainsi qu’un carnet avec quelques phrases clés écrites en caractères chinois par ma première rencontre couchsurfeuse. Je me réjouissais de la nourriture très variée, plutôt saine et très bon marché après 1 mois passé en Mongolie … où c’était tout le contraire. Ici: concombres, épinards, champignons et tofu à profusion, le tout cuisiné en wok avec une sauce soja pimentée et servi avec un bol de riz collant et un jus de pastèque. Je m’entrainai au maniement des baguettes.

Comme vous le savez sans doute, la Chine est un pays relativement grand. Même avec un visa de 3 mois je savais ne pouvoir en explorer qu’une partie. Je décidai donc de privilégier le sud-ouest, m’y rendant en bus et train depuis la Mongolie intérieure en faisant plusieurs arrêts, tout en évitant la cote Est et ses mégalopoles.
giant statue yunyangJe commençai donc ce périple chinois par la ville de Datong, dont le centre ville était en complète reconstruction afin lui donner un (faux) style ancien et attirer plus de touristes. A 1h de la ville se situaient les grottes bouddhistes de Yunyang, où des statues de Bouddhas, Bodhisattva et de déité d’inspiration Indienne avaient été creusées dans le sable rocheux d’une montagne il y a environs 1600 ans. Certaines de ses statues mesuraient plus de 15 mètres et c’était un endroit vraiment impressionnant.
Je me rendais ensuite dans un très ancien et tout petit village creusé dans les collines près du Fleuve Jaune dont la plupart de la population avait depuis longtemps migré vers le confort d’une ville offrant l’eau courante et qui n’était maintenant peuplé que de vieilles gens. J’y fis le plein de calme et de sérénité face à d’incroyables paysages. Puis à Pingyao, dont le centre ville très bien conservée n’a subit que peu de changement depuis la dynastie Ming et donnait une idée de ce que devait être une ville chinoise il y a 400 ans.

cave dwellings village with yellow river viewsJe me devais de faire un tour du coté de chez Xi’an afin de voir les célèbres guerriers en terre cuite. J’eus la chance d’y être hébergée par une adorable couchsurfeuse… Une des choses que je préfère avec couchsurfing c’est que, bien que l’on puisse décortiquer le profil d’un membre, on ne sait jamais vraiment à l’avance là ou l’on va tomber. Bien sur, tant que j’ai un toit au dessus de ma tête l’endroit ne m’importe pas tellement. Il m’est arrivé de dormir dans de véritables «squats pour voyageurs» avec des sacs de couchages étalés sur chaque centimètre de plancher ou bien dans un hamac au 20ième étage d’une tour Moscovite, dans une villa déserte sur une péninsule sur le Nil ou encore à même le sol dans des appartements sans eau ni électricité. Quand Mohan m’ouvrit la porte de chez elle, j’eus l’intuition que j’y serait traitée comme une princesse. Sa mère m’accueillit avec un grand sourire dans son salon aux allures Rococo tandis que Mohan me mis une tasse de thé à la rose et au miel entre les mains et m’offrit un plateau de pêches juteuses. Elle me dit que je pouvais rester aussi longtemps que je le souhaitais et j’en profitai allègrement afin de faire une pause pour me ressourcer un peu après ce premier trimestre de voyage vers le soleil levant. Petites séances de Yoga et longues séances de lecture furent au programme durant cette semaine, entrecoupées par de très bons repas et toutes aussi bonnes discussions sur la France et la Chine avec Mohan et sa famille.

sitting terracota warriorMalgré les coutumes bien différentes (et parfois quelque peu … surprenantes ! pour nous autres occidentaux), les toilettes publiques « à la turque » très odorantes dont les murs ne sont bien souvent qu’une succession de murets bas sans portes, les raclements de gorge précédents un crachat qui vous prennent par surprise, la musique à plein volume omniprésente et les discussions téléphoniques animées, les cigarettes allumées dans les bus ou les trains ou n’importe où, les files d’attentes qui prennent des airs de « troupeaux d’attente » où doubler n’est pas un problème, je souris ou râle intérieurement et continu de me réjouir de l’accueil bienveillant et avenant des chinois, ravis de voir un visage étranger, souvent généreux et prêts à l’entre-aide au delà du gouffre de la langue.

Prochaine étape : Le parc Naturel de Zhangjiajie dans la province de Hunan et ses paysages dignes de la Pandora du film Avatar, et je vous promet cette fois ci de ne pas laisser passer presque un mois avant de vous en parler plus en détail !

[fsg_gallery id=”9″]

Karakorum monastery and Horse Riding in Mongolia.

okhron valleyGenghis Khan is a true hero in Mongolia. His face is on every banknote and there are statues of him everywhere. The city that he built as the capital of his empire in the 13 th century, Karakorum, is known for its Buddhist monastery, Erdene Zuu, the oldest still visible one in Mongolia. Its 3 rather well preserved temples are the only remaining ones on the site that originally had about 60 of them. I went to the new adjacent town, Kharkhorin, to visit the monastery and then rent horses and go to the region of the Orkhon River, its lakes and waterfalls, famous to be one of the finest in the country. Upon my arrival in the city of Kharkhorin I knew it would please me much more than the current capital. The absence of high buildings allowed a panoramic view of the mountains surrounding the town and I climbed a hill to get a better view of the wall of the karakorum monestary 7monastery and its kind of small towers called Stupas. In the yellowed grass I was attacked by an army of grasshoppers and crickets, dispersing with each of my steps, beating my legs like a strange rain coming from the ground. At the top, I met a smiling stone turtle. They are protectors circumscribing the enclosure of the ancient city, a symbol of eternity. There remain a few of them and they are still considered sacred: the inhabitants decorate them with small stones and Buddhist scarves.

Meg, a couchsurfer friend from UB, had got me in touch with Toddkhuslen (meaning “clear wish”), Mongolian teenager who could let me three horses (one for me, one for him, one for our bags, water and food) for 9000 tugriks per horse per day. It was a long day of riding until my young guide and myself reached the campsite of his parents near the waterfalls (dried at this season) of the Orkhon River. There was a “kitchen” ger with a stove/heater, two beds and a small black and white TV connected to a battery. Another ger probably served as bedroom for my guide, his parents, his two sisters and little brother. A bit further, three gers each with 5 beds and a stove were reserved for Mongolian and foreign tourists. In the kitchen, which was the common room, the kids were playing on the floor with dozens of vertebrae bones of sheep a traditional Mongolian game: Shagai, kind of ossicles, the rules are somewhat a mix between Mikado and marbles.

mongolia lake horsesThe next day we went, still on horseback, to the region of the 8 lakes. We crossed steppes populated with herds of yaks, goats, sheep, horses and a small pine mountain. Once we got near one of the lakes we spent the night in another camp. I met a group of four tourists: two Americans, one Canadian and one German. Our hosts prepared a typical Mongolian dish of flat noodles, some vegetables and yak meat. Mongolian food is not so varied and very rich. Almost all the dishes are meaty (mutton or yak) with milk, eggs and wheat or rice, dumplings or soups. Fruits and vegetables are rare and rather expensive as imported. Harald, the German guy, being a vegetarian as well, they foresaw a meatless version and I shared a meal with them for 2000 tugriks.
In the morning my guide charged the wearer horse again and we set out back to the camp of his parents for one last night before returning to Kharkhorin. From the first day of horseback my buttocks, thighs and calves made me suffer greatly and gave me a lame duck walk. After the 4th day of trek, I was a nothing but shapeless, painful mass yet somehow still moving. It took me several days to get over it! When I think that I had originally planned to leave for two or three weeks on horseback… I probably wouldn’t have survived … or at least my posterior! But these four days were really a great experience that I will remember for a long time. Alone (or almost, my guide was often far ahead of me and did not speak a word of English) facing the incredible Mongolian landscapes and talking with (or, actually, talking to) my new equine friend! Mongolians do not name their animals so I just called him “Dude”.

But I had to leave Dude, go back to UB, get my passport. And go on a new adventure: on my way to China! This journey to the east is on pause for a few months: lets head south from now on.

(I meant to put on many more pictures to illustrate this post but they happen to be impossible to upload with this poor connection…)

[fsg_gallery id=”8″]

okhron valleyGenghis Khan est un vrai héro en Mongolie. On trouve son visage sur chaque billet de banque et des statues de lui un peu partout. La ville qu’il construit comme capitale de son empire au 13ieme siècle, Karakorum, est connue pour son monastère bouddhiste, Erdene Zuu, le plus ancien encore visible en Mongolie. Ses 3 temples plutôt bien conservés sont les seuls restant sur ce site qui en avait à l’origine environ 60. Je me rendis dans la nouvelle ville adjacente, Kharkhorin, pour visiter ce monastère et ensuite louer des chevaux et me rendre dans la région du fleuve Orkhon, ses lacs et ses cascades, célèbre comme étant l’une des plus belles du pays. Dès mon arrivée dans la ville de Kharkhorin je su karakorum monestary 7qu’elle me plairais d’avantage que l’actuelle capitale. L’absence de très haut buildings permettait une vue panoramique des montagnes entourant la petite ville et je grimpai une colline pour avoir une meilleure vue des remparts du monastère et ces genres de petites tours appelées Stupas. Dans l’herbe jaunie je fus confrontée à une armée de sauterelles et de criquets, se dispersant à chacun de mes pas en me fouettant les jambes comme une étrange pluie venue du sol. Au sommet, je rencontrais une tortue de pierre souriante. Il s’agit de protecteurs qui délimitaient l’enceinte de l’ancienne ville, symbole d’éternité. Il en reste quelques unes et elles sont encore considérées comme sacrées: les habitants y déposent de petits cailloux et des foulards bouddhistes.

Meg, une amie couchsurfeuse à UB, m’avait mis en contact avec Toddkhuslen (ce qui signifie “un souhait clair”), adolescent mongol qui pouvait me louer 3 chevaux (un pour moi, un pour lui, un pour nos sacs, eau et nourriture) pour 9000 tughriks par cheval par jour. Il fallut une longue journée d’équitation à mon jeune guide et moi-même pour rejoindre le campement de ses parents près des cascades (asséchées à cette saison) du fleuve Orkhon. Il y avait un ger « cuisine » avec un un poêle en guise de gazinière-chauffage, deux lits et une petite télé en noir et blanc branchée sur une batterie. Un autre ger servait vraisemblablement de chambre à mon guide, ses parents, ses 2 sœurs et son petit frère. Un peu plus loin, trois gers avec chacun 5 lits et un poêle étaient réservés au touristes mongoles ou étrangers de passage. Dans la cuisine, pièce commune, les enfants jouaient par terre avec des dizaines d’os de vertèbres de moutons à un jeu traditionnel mongol : Shagai, des osselets dont les règles sont un genre de mixe entre mikado et billes.

mongolia lake horsesLe lendemain nous nous rendîmes, toujours à cheval, vers la région des 8 lacs. Nous traversâmes des steppes peuplées de troupeaux de yaks, de chèvres et moutons ou de hordes de chevaux puis une petite montagne de pins. Une fois arrivés près de l’un des lacs nous passâmes la nuit dans un autre campement. J’y rencontrai un groupe de 4 touristes : 2 américains, 1 canadiens et 1 allemands. Nos hôtes préparèrent un plat mongole typique à base de nouilles plates, de quelques légumes et de viande de yak. La nourriture mongole est peu variée et très riche. Presque tous les plats sont à base de viande (de mouton ou de yak) de lait, d’oeufs et de blé ou de riz, en beignets ou soupes. Les fruits et légumes sont assez rares et plutôt chers car importés. Harald, l’allemand, étant végétarien lui aussi, ils prévirent une version sans viande et je partageais leur repas pour 2000 tughriks.
Au petit matin mon guide chargea à nouveau le cheval porteur et nous repartîmes vers le campement de ses parents pour une dernière nuit avant de rentrer à Kharkhorin. Dès le premier jour de cheval mes fesses, cuisses et mollets me firent grandement souffrir et me donnèrent une démarche de canard boiteux. Au bout du 4ième jour de trek, je n’étais plus qu’une masse informe douloureuse… pourtant mouvante tant bien que mal. Il me fallut plusieurs jours pour m’en remettre ! Et dire que j’avais prévu initialement de partir pour 2 ou 3 semaines à cheval. Je n’y aurait probablement pas survécu… ou du moins mon postérieur ! Mais ces 4 jours furent vraiment une très belle expérience dont je me souviendrai longtemps. Seule (ou presque, mon guide étant souvent loin devant moi et ne parlant pas un mot d’anglais) face aux incroyables paysages mongols et discutant (enfin, monologuant) avec mon nouvel ami équin ! Les mongols ne nomment jamais leurs animaux alors je l’appelai juste « Dude ».
Mais je du quitter Dude, rentrer à UB, récupérer mon passeport. Et partir pour une nouvelle aventure: en route vers la Chine ! Le voyage vers l’est est sur Pause pour quelques mois : cap vers le sud à présent.

(Je voulais mettre beaucoup plus de photo pour illustrer cet article mais elles sont impossible à mettre en ligne avec la connexion pourrie dont je dispose…)

[fsg_gallery id=”8″]

Baikal Lake – Ulan-Ude to Ulaan-Baatar, and the Gobi Desert

baikal lakeI ended up getting a Mongolian visa with the help of Simon, my French couchsurfer in Ulan-Ude and I only had a few days left before the end of my Russian visa. I hadn’t been near the Baikal lake yet and I had to stay there a little shorter than I would have first liked. Dora, the Russian girlfriend of Simon, helped me to find a guesthouse in the middle of nowhere for a night …on the shores of the Baikal!

The mini-bus that I took quickly left the outskirts of Ulan-Ude for the hilly countryside of the surroundings and set me three hours later on a desert sand road at the intersection of a small alley sinking into the forest. At the far end was the lake. Primary source of the world’s freshwater and deepest lake, Lake Baikal looks like an unsalted sea. I could barely see the mountains on the opposite bank in the fog, and it was suddenly really much colder. I wandered on the shore waiting for sunset, meditated a moment and even took a sip of water from the lake, just for the sake of it.

[fsg_gallery id=”5″]

When finally time came for me to leave Russia, I took another mini-bus in the early morning to the last Russian town before the border and then a taxi to it. There, I stopped a car to cross the border, as it was not possible to do so on foot. The controls didn’t cause any problems but my driver and I still spent over an hour there. Once in Mongolia, the driver dropped me off and I took yet another mini-bus to the capital: Ulaanbaatar, here I am!

camels in gobi desertI was immediately marked by the benevolence of the Mongols, by their warm laughter in contrast with the apparent coldness of the Russians, and by the vastness of the completely deserted landscapes for hundreds of kilometers. We cruised only a dozen cars in 6 hours on the road and yet it was one of the busiest in the country! A bitumen road as well, which is very rare in Mongolia. The driver took this opportunity to drive over 140km / h, which, I have to say, freaked me out a little. Sometimes he would slow down to let the cows or horses whom squatted the roadsides pass. In the distance, a few Gers (yurts) here and there, scattered, and sometimes a small Buddhist monastery atop a grassy hill.

We finally arrived in Ulaanbaatar and my enthusiasm sank a little. A Big City of course: traffic, concrete, dust and horns. I spent the next two weeks preparing for my Chinese visa. I thought it would need a week only, but the list of necessary documents had recently changed and I needed an invitation from someone living in China. I therefore had to wait for my invitation before deposing my request to the consulate and it was open only three days a week … I alternated couchsurfers and guesthouses, walked around town, searched information for the rest of the trip and read quite a lot.

bus to dalanzadgadAfter eventually leaving my passport at the consulate, I met two rather fun Frenchies: Cindy and Morgan, whom just had, each on their sides, worked and traveled in Australia and Southeast Asia for the last year and a half. They were going to the south and the Gobi Desert by bus and wanted to rent a car with driver on the spot without going through an agency, so I decided to follow them. Most tourists are spending what seem to me an excessive amount for “all inclusive” tours with driver and English speaking guides. Indeed, Mongolia isn’t the most “independent traveler-friendly” country because almost none of the cities are linked together by public transport: you almost always have to pass by Ulaanbaatar or else rent a car but gasoline, mainly coming from Russia, is quite expensive, the distances very large and the roads in very poor conditions. However, if you’re somewhat resourceful, it is not complicated to get to the desired area and negotiate a fair price with the locals to rent a car or a horse, arrange to buy enough food and water in advance and go wild camping or spend a night in a ger for a few thousand tughriks. (1$ = 1437 tughriks).

bus to dalandzadgadThe ride to Dalanzadgad wasn’t the most comfortable, really. Cindy and Morgan had bought their tickets the previous day, but because I decided to join them at the last minute, I arrived at the bus station without the assurance of an available spot. Indeed: there were none. Though they let me get on all the same and I sat on a cardboard box in the aisle, itself already full of luggage and boxes. The road not frankly being one we were quite shaken. It reminded me the climbing to the alpinist camp in the Altai with the old Soviet truck and Cindy was shouting at me through the bus “This is a giant washing machine! “… of which we were the battered clothes. Less water and soap, though. After 6 hours we stopped in a strayed canteen to eat and a passenger asked me to exchange places with him. No worries! My buttocks were glad, but I quickly realised his motivation: my neighbor, a relatively stout and smelly woman was crushing me against the glass. The night eventually fall, but despite the beautiful sunset in the desert, it was a living hell: Being slightly claustrophobic around the edges, it was totally impossible for me to move an inch. Fatigue was rising but, shaken like apples on an apple tree during a storm, I do not see how anyone could have been able to sleep even only 2 minutes.

bayanzac clif gobi desertOnce arrived, around 6 am, Cindy and I slept little on a bench while Morgan, motivated, was already discussing with the drivers around. He found a worthy lad and we arranged a 3 days circuit between 3 key areas of the Gobi desert. To my great regret, we did not discover any dinosaur fossils yet spent a wonderful time exploring canyons, rocky formations and giant dunes interspersed with hundreds of miles of pebbly desert and 2 cool nights in a tent. I think the pictures speak for themselves.

hongoryn els dunes gobi desert 2Returning to UB (you be? .. The intimate nickname for Ulaanbaatar used by its English-speaking residents) we took the bus in the morning and despite the 15-hour trip, it was much more tolerable than the sleepless night we had on our way. I had a week left before having to get my passport back with, I hope, a Chinese visa inside, so I spent only a day of rest in UB before leaving alone for a horseback adventure… I will tell you about it in a coming soon new article !

[fsg_gallery id=”7″]

baikal lake      J’avais fini par obtenir un visa mongol avec l’aide de Simon, mon couchsurfer français à Oulan-oude et il ne me restait plus que quelques jours avant la fin de mon visa Russe. Ne m’étant toujours pas arrêtée au Lac Baikal, je devais donc y passer un peu plus rapidement que je ne l’aurais souhaité. Dora, la petite amie russe de Simon, m’aida à trouver une chambre d’hote au milieu de nulle part pour passer une nuit sur les rives du Baïkal.

Le mini-bus que je pris quitta vite la banlieue d’Oulan-Oude pour la campagne vallonnée de ses alentours et me déposa 3 heures plus tard sur un chemin de sable désert, à intersection d’une petite allée s’enfonçant dans la forêt. Tout au bout se trouvait le lac. Première source d’eau douce du monde ainsi que lac le plus profond, le Baïkal à tout l’air d’une mer (…sans sel!). J’apercevais à peine les montagnes dans le brouillard sur la rive opposée, et il faisait soudainement vraiment beaucoup plus froid. Je me baladai sur la rive en attendant le coucher du soleil, méditai un instant et bu même une gorgée d’eau du lac pour la forme.

[fsg_gallery id=”5″]

Lorsque fut finalement venu le moment de quitter la Russie, je pris un autre mini-bus au petit matin pour la dernière ville Russe avant la frontière puis un taxi jusqu’à celle-ci. Là, je stoppai une voiture afin de passer la frontière, étant donné qu’il n’était pas possible de le faire à pied. Les contrôles ne posèrent pas de problèmes mais mon conducteur et moi y passèrent tout de même plus d´une heure. Une fois passés en Mongolie, le conducteur me déposai et je pris un énième mini-bus vers la capitale : Oulan-Bator, me voici !

camels in gobi desertJe fus tout de suite marquée par la bienveillance des mongols, par leurs rires chaleureux contrastant avec l´apparente froideur des russes, ainsi que par l’immensité des paysages complètement déserts sur des centaines de kilomètres. Nous ne croisâmes qu’une dizaine de voitures en 6 heures sur cette route et c´était pourtant l’ une des plus fréquentée du pays ! Une route de bitume d’ailleurs, chose très rare en Mongolie. Le chauffeur en profitait pour rouler a plus de 140km/h, ce qui, je dois l’admettre, me fichait un peu la trouille. Parfois, il devait ralentir pour laisser passer les vaches ou les chevaux qui squattaient tranquillement les bords de la route. Dans le lointain, quelques Gers (yourtes mongoles) ça et là, parsemées, et parfois un petit monastère bouddhiste au sommet d´une colline herbée.

Alors que nous arrivâmes enfin à Oulan-Bator, mon engouement s’affaissa d´un poil. Une Grande Ville bien sur: trafic, béton, poussière et klaxons. Je passai les deux semaines suivantes à préparer mon visa chinois. J’avais pensé que cela ne me demanderais qu’une semaine, mais la liste des papiers nécessaires ont récemment changé et j’avais besoin de l´invitation d’une personne résident en Chine. Il me fallut donc attendre sa réception avant d’aller déposer ma demande au consulat et ce dernier n’est ouvert que 3 jours par semaines… J’alternai couchsurfers et auberges, me baladais en ville, potassai des infos pour la suite du voyage et bouquinai pas mal.

bus to dalanzadgadAprès avoir enfin laissé mon passeport au consulat, je rencontrais deux français plutôt marrants: Morgan et Cindy, qui avaient tout deux, chacun de leurs cotés, travaillé et voyagé en Australie et Asie du sud-est depuis plus d’un an et demi. Ils se rendaient vers le sud et le désert de Gobi en bus et souhaitaient louer une voiture avec chauffeur sur place sans passer par une agence, je décidais donc de les suivre. La plupart des touristes dépensent des sommes qui me semblent démesurées pour des séjours « tout compris » avec chauffeurs et guides parlant anglais. En effet, la Mongolie n’est pas le pays le plus « voyageur indépendant- friendly » étant donné que presque aucunes des villes ne sont reliées entre elles par les transports en communs : il faut toujours passer par la capitale ou bien louer une voiture mais l’essence principalement venue de russie est assez chère, les distances très grandes et les routes inexistantes. Pourtant, avec un peu de débrouille, il n’est pas compliquer de se rendre dans la région désirée et de négocier un prix correct avec les locaux pour louer une voiture ou un cheval, s’organiser pour acheter suffisamment de nourriture et d’eau à l´avance et de faire du camping sauvage ou de passer une nuit dans un ger pour quelques milliers de turiks. (1€=1870 tugriks).

bus to dalandzadgadLe trajet jusqu’à Dalanzadgad ne fut pas de tout repos…littéralement. Cindy et Morgan avaient acheté leurs billet le jour d’avant mais, m’étant décidée à la dernière minute, je débarquai à la station de bus sans l’assurance d’une place libre. Effectivement : il n’y en avait plus. On me lassa tout de même grimper à bord et je du m’assoir sur une boite en carton dans l’allée centrale, elle même blindée de bagages et de caisses. La route n’en étant pas une nous furent franchement secoués. Cela m’évoquais l’escalade en camion soviétique jusqu’au camp d’alpiniste dans l’Altaï et Cindy me criait à travers le bus « C’est une machine à laver géante ! » …dont nous étions les fringues malmenée. Eau et lessive en moins, certes. Au bout de 6 heures nous nous arrêtâmes dans une cantine paumée pour manger et un passager me proposa d’échanger ma place avec la sienne. Pas de soucis ! Mes fesses s’en réjouirent, mais je compris assez vite sa motivation : ma voisine, une vieille femme corpulente et relativement odorante m’ écrasait contre la vitre. La nuit fini par tomber, et malgré le superbe coucher de soleil dans le désert, je vivais un enfer. Moi qui suis légèrement claustrophobe sur les bords, il m’était totalement impossible de bouger d’un pouce. La fatigue se faisait ressentir, mais, secoués comme les pommes d’un pommier en pleine tempête, je ne voyais pas comment qui que se soit aurait pu s’endormir ne serait-ce que 2 minutes.

bayanzac clif gobi desertUne fois arrivés, vers 6 heures du matin, Cindy et moi nous endormirent une petite heure sur un banc tandis que Morgan, motivé, discutait déjà avec les chauffeurs aux alentours. Il trouva un brave type et nous arrangeâmes un circuit de 3 jours reliant 3 lieux clés du désert de Gobi. A mon grand regret, nous ne découvrîmes aucun fossiles de dinosaures mais passâmes néanmoins un magnifique séjour à explorer canyons, formations rocheuses et dunes géantes entrecoupés par des centaines des kilomètres de désert caillouteux et 2 fraiches nuits sous une tente. Je pense que les photos parlent d’elles même.

hongoryn els dunes gobi desert 2Pour retourner à UB (you be?.. le petit surnom intime d’Ulaan-Baatar par ses habitants anglophones) nous prîmes le bus au petit matin, et malgré les 15 heures de trajet, ce fut bien mieux supportable que la nuit blanche de l’allée. Il ne me restait plus qu’une semaine avant de devoir récupérer mon passeport avec, je l’espère, un visa pour la chine à l’intérieur, je ne passai donc qu´une journée de repos à UB avant de partir seule pour une aventure équestre… dont je vous parlerais dans un prochain article à venir très bientôt !

[fsg_gallery id=”7″]