Facing the Russian cities.

P1100590And so…Moscow. Moscow and its disproportionate roads, its buildings as huge blocks of concrete, crushed here and there through the city. Moscow and its rushed, grumpy inhabitants who flock day after day in the wagons of the grating, deafening and dull subway. I should have known that Moscow would not be a place for me. Too large, too gray, too polluted. Fortunately, my encounters with nice couchsurfers still made me have a good time. Especially when, getting lost by the Russian menu in this great vegetarian restaurant, Vadim, a young student of languages, came to my rescue! He was kind enough to release his afternoon to show me around the city center and the Red Square of course, even if, for the only week of the year, it was closed ! due to military preparations for the celebration of the 8th of May, which is actually on the 9th here because of the time difference. However, I could see the famous St. Basil’s Cathedral and found it very beautiful and quite impressive. Vadim then showed me his favorite park and we enjoyed an Eskimo while discussing travels and literature.Nevertheless, I soon realized that I would have to flee the city as soon as possible for the sake of my mental stability ….


P1100640I got on a train and started
the first kilometers of the Trans-Siberian. You can read the article about it here!


Someone had recommended Kazan as an interesting city
because it was the capital of the only predominantly Muslim region of Russia. I had found a nice couchsurfer and was delighted to leave Moscow. Again, I did not expect the city to be so big. It seems that this is just how Russian cities are. Big. In the sense that, unlike our city centers in Western Europe, where we can nicely hang around in a succession of narrow streets with often atypical architecture, Russian city-centers don’t actually seem like city-centers. Everything is so spaced out that you have to walk 5 minutes between each large rectangular blocks of concrete. To cross the wide streets, few crosswalks, you must go through a kind of underground tunnel where you can find various small shops. Also, everything seems to be in perpetual renovation, reconstruction, so dusty and noisy. P1100654Sidewalks are often rutted and care must be taken not to set foot in a puddle or stumble against a huge crack in concrete. . These cities gave me a general feeling of choking, as if I was suddenly doomed to be forever surrounded by these giants with hard angles, miles around me, walking walking walking through the maze of the ridiculously huge and to me almost identical streets.


You get the idea, I think. I had to
go away. No big cities no more! Done, basta! I still took the train for a stop in Yekaterinburg as my couchsurfer Victoria was expecting me. She had just returned home after living one year in Thailand and Brazil. She taught me that if the Russians are so cold at first sight, it was because they do not take the act of smiling lightly. In particular the “false smiles” are frowned upon. It is for this reason that the cashiers, waiters, in fact all persons providing services to you, do not smile, because it would be seen as a false smile given to get money out of you… They are working, not necessarily thrilled with this long day, so they do not smile, it’s as simple as that. In addition, the difficult historical past and the harsh climate of Russia taught its inhabitants to always be, in some way, on their guard. “We do not know what will happen, we must be prepared for any eventuality!” Whence their mistrust of strangers. This explains that! But once past the first barrier and it can be done quickly, I found the Russians to be really friendly and caring people. They are simply culturally aware that life is not a cakewalk. Victoria has also told me that her teachers had the habit of saying that European literature take often subject of beauty, pleasure, and poetry P1100657while Russian literature was mainly about suffering. Yep. (I wonder if they have heard of Les Misérables though ;))


Now here I am
in Novosibirsk,
capital of Siberia. Kazakhstan and Mongolia are quite nearby. I am cloistered within the walls of the apartment of my hosts to prepare my next Russian expedition. I would take a bus tomorrow morning towards the mountains of Altay and expect to spend a few days hiking before heading to the Lake Baikal.

P1100590Et donc: Moscou. Moscou et ses routes démesurées, ses bâtiments comme des pavés de béton immenses écrasés ça et là au travers de la ville, partout. Moscou et ses habitants pressés, grognons, qui se ruent jour après jour dans un wagon du métro grinçant, assourdissant et terne. J’aurais du me douter que Moscou ne serait pas un endroit pour moi. Trop grand, trop gris, trop pollué. Heureusement, mes rencontres avec d’agréables couchsurfeurs m’ont quand même fait passer de bons moment. Notamment lorsque, perdue face au menu écrit en russe de ce super restaurant végétarien, Vadim, un jeune étudiant en Langues, est venu à ma rescousse ! Il eu la gentillesse de libérer son après-midi pour me montrer un peu le centre ville et la place rouge bien sur, même si, pour la seule semaine de l’année, elle était fermée en raison des préparatifs militaires de la célébration du 8 mai, qui est en fait le 9 mai ici à cause du décalage horaire. J’ai néanmoins pu voir la célèbre cathédrale Saint-Basile et l’ai trouvée très belle et plutôt impressionnante. Puis Vadim m’a monté son parc préféré et nous avons dégusté un esquimau tout en discutant voyages et littérature. Cependant, j’ai vite pris conscience qu’il me faudrait fuir la métropole au plus vite pour le bien de ma stabilité mentale….

P1100640Je suis montée dans un train et ai ainsi entrepris mes premiers kilomètres sur le transsibérien. Vous pouvez lire l’article à ce sujet ici !

Quelqu’un m’avait recommandé Kazan comme étant une ville intéressante car la capitale de la seule région majoritairement musulmane de Russie. J’y avais trouvé un chouette couchsurfer et étais ravie de quitter Moscou. Encore une fois, je ne m’attendais pas à ce que la ville soit si grande. Il faut croire que c’est comme ça, une ville russe. C’est grand. Dans le sens ou, contrairement à nos centres ville en Europe de l’ouest ou l’ont peu flâner agréablement dans une succession de petites ruelles à l’architecture souvent atypique, les centrevilles russes ne donnent presque pas l’air d’en être. Tout est si espacé qu’il faut marcher 5 minutes entre chaque grands blocs de parpaing rectangulaires. Pour traverser les larges rues, rares sont les passages piétons, il faut passer par un genre de tunnel sous-terrain ou se sont installés divers petits magasins. De plus, tout semble être en perpétuelle rénovation, reconstruction, que sais-je, donc poussiéreux et bruyant. Les trottoirs sont souvent défoncés et il faut prendre garde à ne pas mettre le pied dans une flaque ou trébucher contre une énorme fissure de béton. P1100654Ces villes me donnent l’impression générale d’un étouffement, comme si j’y étais condamnée à être éternellement encerclée par ces géants aux angles durs, des kilomètres à la ronde, marchant marchant marchant dans le labyrinthe de ces rues ridiculement gigantesque et presque identiques à mes yeux.

Vous avez saisi l’idée, je pense. Il fallait que je me tire de là. Plus de grande ville ! Fini, basta ! J’ai tout de même repris le train pour une étape à Yekaterinburg car ma couchsurfeuse Victoria m’y attendais. Elle venait de rentrer au bercail après avoir vécu 1 ans en Thaïlande et au Brésil. Elle m’appris que si les Russes sont à première vue si froid, c’était parce qu’il ne prennent pas le fait de sourire à la légère. En particulier, les « faux-sourires » sont très mal vus. C’est pour cette raison que les caissières, serveurs, en fait toutes les personnes vous offrant un service, ne sourient pas, car cela serait perçu comme un faux-sourire donné en vue de recevoir de l’argent… Ils sont en train de travailler, ne sont pas forcément ravis de cette longue journée, alors ils ne sourient pas, c’est aussi simple que cela. De plus, le passé historique difficile et le rude climat de la Russie ont appris à ses habitant à toujours être, en quelque sorte, sur leur garde. « On ne sait pas ce qui va se passer, il faut être prêt à toute éventualité ! » D’où leur méfiance face aux inconnus. Tout s’explique ! Mais une fois cette première barrière passée et cela peut se faire rapidement, les Russes sont tout à fait amicaux et bienveillants. Ils sont simplement culturellement avertis que la vie n’est pas une partie de plaisir. Victoria m’a d’ailleurs confié que ses professeur avaient l’habitude de dire que la littérature européenne avait souvent pour sujets beauté, plaisirs, et poésie alors que la littérature Russe n’était que souffrance. Yep. (Je me demande s’ils ont entendu parler des Misérables cela dit !;) )P1100657

Me voici maintenant à Novossibirsk, capitale de la Sibérie.  Le Kazakhstan et la Mongolie sont tout proches. Je suis cloitrée entre les murs de l’appartement de mes hôtes pour préparer la suite de cette expédition russe. Je prendrais le bus demain matin vers les montagnes de l’Altai et compte bien y passer quelques jours de randonné avant de me diriger vers la région du lac Baïkal.

Ukraine

Ukraine from train windowI ended up taking a bus to Premyzl, a border town, full of small shops and markets. In the bus to Ukraine were many women carrying boxes and bags of food of all kinds. It turned out that the imported products were much more expensive in Ukraine and some made a small business of their ways to and back from Poland. They asked for my passport for the first time and I left the European Union. After crossing the border, I could already feel some differences, first, the Cyrillic alphabet started and I could not read the signs anymore. Also, the roads were suddenly in a much worse condition, drivers drove much slowlier and were often making large gaps on the road to avoid potholes, indifferent to the boundaries of the road that they often crossed to perform an overtake. The bus took us through small villages and I felt for the first time of this trip a real change of scenery. On dirt roads carts filled with bags of potatoes were driven by horses and run by old men with berets. Almost every building was either half built or relatively dilapidated and only beautiful Orthodox churches stood tall and proud, their golden and round roofs glittering on the downtown squares. All around the countryside was green, hilly and desertic. I spent 7 hours in a mini bus with a sweltering heat – it seemed the windows could not be opened – to drive 250km. Apparently there is nothing like a full bus here. At each stops, passengers would squeeze even more, standing in the aisle for hours.

Ukraine from train window 6Arriving late in Ivano-Frankivsk, a city of about 300,000 inhabitants, I found Andrii,my Couchsurfer. This evening, we spent hours discussing life, the universe and everything. It was a very interesting guy, and although his convictions were sometimes shocking to me, as”us Europeans” as he put it, had strong views on our taboo ideas such as racism, homophobia, or the condition of woman, subjects which, of course, often engaged me on passionate speeches which made him laugh, we had, I think, enriching discussions, though I sometimes ask myself if there really is dialogue when each speaker is fiercely maintaining its position. Andrii taught me that for Ukrainians, still marked by the Soviet system (which would, in collapsing, brought with him decades of savings from the people, making them instantly fall into poverty), “Europe” was a dream paradise where everyone can have what they want. He told me that Ukrainian people will always be extremely nice to european foreigners but not so much to each others… I prefered to think that he was a bit cynical on this matter and that if people were helping me out in the streets with directions or lenting me their phones it was by natural kindness, not for what I represented to them. I understood with surprise that he does not consider himself as a European, as if beyond the land borders, only to join the union really mattered. We walked into town and he feeds me with delicious homemade nettle salad and cakes with sesame seeds.

Kamianets-Podilslkyi castleThe next day I left to another city a bit more east: Kamianets-Podilslkyi . Piotr had advised me to visit it because of its historical castle. I made it there through hundreds of miles of farmland and was charmed by the city as soon as the bus passed the first medieval battlements. It was a beautiful place. After quitting the bus, I had to contact my host but the number she gave me was wrong and I had some complications to find an internet spot and send a message to Olena. In the meantime, I sat on some steps and one of the taxi drivers who were chilling around put out a stool, put a hat with two bills on it and, pointing to my guitar, imitated the act of playing. Kamianets-Podilslkyi ruinsOkay, no problem! I sang them a few songs, one of them even played an Ukrainian air, and one or two passers left a few coins. Then came Olena, who was studying in Kiev but came back to spend the Easter holidays with her mother, an adorable little lady who hugged me as soon as I entered the apartment and I put under my nose a plate of a kind of large raviolis stuffed with potato / cheese. I visited the town and the castle before taking a bus to Khmelnytskyi. Because of Easter, there would be no buses on Sundays, so I had to leave the town earlier than expected and Olena saved me from having to look for a hostel (which all seemed to be full) by contacting her friend Ruslan who offered to host me. He has been a kind hosst and showed much interest towards my journey. We shared lunch with his mother and his girlfriend for the Orthodox Easter: mashed potatoes, meatballs, red cabbage salad and boiled eggs whose tradition is to hit the shells against each other. The person whose shell hasn’t cracked has won.easterbread ivano-frankivskFor dessert: a brioche with raisins cooked specially for the occasion that they call Pascua. I took a train the same evening which slowlyled me to Moscow through fields and forests of birches during a night crowded with strange dreams. No problems at the border, they dabbed my visa without as mch questions as I expected and did not even searched my bag! Oufff. Russia: here I come !

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Ukraine from train windowJ’avais fini par prendre un bus pour Premyzl, un ville à la frontière, pleine de petites échoppes et de marchés. Dans le bus pour l’Ukraine se trouvaient de nombreuses femmes chargées de caisses et sacs de nourriture en tout genre. Il s’avéra que les produits importés étaient beaucoup plus chers en Ukraine et que certains faisaient un petit commerce de leurs aller-retour vers la Pologne. On me demanda mon passeport pour la première fois et je sortais de l’union Européenne. Après la frontière, des différences se firent déjà sentir, premièrement, l’alphabet devint cyrillique et je ne pouvais plus lire les panneau. Aussi, les routes étaient soudain en bien moins bon état, les conducteurs roulaient beaucoup moins vite et faisaient souvent de grands écarts sur la route pour éviter les nids de poule, indifférents à la ligne de délimitation de la route qu’il chevauchaient bien souvent afin d’effectuer un dépassement. Le bus nous fit passer par de petits villages et je ressenti pour la première fois de ce voyage un réel dépaysement. Sur des chemins de terre des charrettes remplies de sacs de pommes de terre étaient poussées par des chevaux et dirigées par des petits vieux à bérets. Presque tous les bâtiments étaient soit à moitié construits soit relativement délabrés et seules les belles églises orthodoxes se tenaient hautes et fières scintillant de leurs toits ronds et dorés sur la place du centre ville. Autour, les campagnes étaient verdoyantes, vallonnées et désertiques. J’ai passé 7 heures dans un mini-bus à la chaleur étouffante – il semblerai que les fenêtres ne pouvaient pas s’ouvrir – pour faire 250km. Apparemment il n’y a rien de tel qu’un bus complet et à chaque arrêt les passagers se serraient d’avantage, debout dans l’allée centrale des heures durant.

Ukraine from train window 6Arrivée tardivement à Ivano-Frankivsk, une ville d’environ 300 000 habitants, j’ai retrouvé Andrii, mon couchsurfeur. Nous avons passer des heures à discuter ce soir la, de la vie, l’univers et le reste. C’était un type très intéressant et, bien que ses convictions m’étaient parfois choquantes, ayant “nous européens” comme il disait, des idées bien arrêtées sur nos sujets tabous tels que racisme, homophobie, ou condition de la femme, des sujets qui, évidemment, me font souvent partir sur des discours enflammés ce qui le faisait rire, nous avons eu, je pense, des discutions enrichissantes, bien que je me demandes parfois si dialogue il y a vraiment lorsque chaque locuteur reste férocement campé sur ses positions. Andrii m’appris que pour les Ukrainiens, encore très marqués par le soviétisme (qui aurait, en s’écroulant, emporté avec lui les années d’économies des habitants les faisant sombrer dans la pauvreté), “l’Europe” représentait un paradis rêvé ou chacun peut posséder ce qu’il veut. Il me dit que les Ukrainiens sont toujours très agréables envers les étrangers européens mais pas tellement entre eux… Je préfère penser qu’il était un peu cynique à ce sujet et que si les gens m’aidaient dans la rue avec les directions ou me prêter leurs téléphones c’était par bonté naturelle, pas pour ce que je représentais pour eux. J’ai été marquée qu’il ne se considère pas comme européen, comme si au delà des frontières terrestres, seul faire partie de l’union comptait réellement. Nous nous sommes promenés en ville et il me nourrit de salade d’orties et de gâteaux aux graines de sésame fait maison délicieux.

Kamianets-Podilslkyi castleLe lendemain, je reparti vers une autre ville un peu plus à l’est: Kamianets-Podilslkyi, que Piotr m’avait conseillé de visiter en raison de son château historique. J’y suis arrivée en passant par des centaines de kilomètres de champs cultivés et fut charmée par la ville dès que le bus passa les premières rempares de pierre pittoresques. C’était un endroit magnifique. A la sortie du bus, le numéro que j’avais pour contacter mon hôte était erroné et j’eus quelques complications pour trouver internet et envoyer un message à Olena. En l’attendant, je me posais sur des marches et l’un des conducteurs de taxis qui se trouvaient la sortit un tabouret, y posa un chapeau avec deux billets et, en pointant du doigt ma guitare, imita le fait de jouer. Kamianets-Podilslkyi ruinsOkay, pas de soucis ! Je leurs chantais quelques chansons, l’un d’eux gratta même un air du coin et un ou deux passants déposèrent quelques pièces. Puis arriva ma nouvelle hôte Olena, qui étudiait à Kiev mais rentrait passer les vacances de Pâques avec sa mère, une petite dame adorable qui me sera contre elle dès mon entrée dans l’appartement et me mis sous le nez une assiette d’un genre de gros raviolis fourrés aux pommes de terre/fromages. Je visitais la ville et le château avant de prendre un bus vers Khmelnytskyi. A cause de Pâques, il n’y aurait pas de bus le dimanche, je devais donc quitter la ville plus tôt que prévu et Olena m’évita d’avoir a chercher une auberge ou un hôtel (qui semblaient tous complets) en contactant son ami Ruslan qui proposa de m’héberger. Il accueilli avec beaucoup de gentillesse et d’intérêt envers mon voyage. Nous avons partager un déjeuner de pâques orthodoxe avec sa mère et sa petite amie: purée de pommes de terre, boulettes de viande, salade de chou rouge et œufs durs dont la tradition consiste à cogner les coques les unes contre les autres.easterbread ivano-frankivsk Si la coque n’est pas fissuré, le convive à gagné. En dessert: une brioche aux raisins spécialement cuisinée pour l’occasion qu’ils appellent Pascua. Je pris un train le soir même qui m’entraina lentement vers Moscou à travers champs et forêts de bouleaux lors d’une nuit peuplée de rêves étranges. Aucun problème à la frontière, on tamponna mon visa sans plus de questions que cela et on ne fouilla même pas mon sac! Oufff. Russie: à nous deux !

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Czech Republic and Poland

mount viewAs I had to stay much longer than planned in Dresden, I was a little late on my “schedule”. I had two weeks to reach Moscow and I still had a pretty long way to go. So I left Clemence Monday afternoon and started hitch-hiking in the south of Dresden.  It wasn’t the most ideal location and I waited there for over an hour. I told myself “one more half hour and I would go back to the train station” when a woman opened her door to me at a red light. She told me she used to hitch-hike as well when she was younger and “knew what it was”. She left me 5km further on a parking/toilet area. There were not many people, but I was suddenly in a much better mood and began to sing-along loudly until a Polish truck stopped. He was going to Prague !

We crossed the border and for the first time I was in Czech Republic. The driver made us go through bohemian villages where charming and colorful little houses built right by the bank were reflecting on the waters of the river. There were many wooden hills, an old castle on a cliff, and the sun shinning bright.

I had forgotten how difficult it can get to find couchsurfers in major cities and I started looking a little too late. Fortunately, I could be hosted by a friend of Zellidja friends: Lenka. She lived in a shared flat a little outside the city center and they graciously welcomed me for 2 nights.  Lenka showed me the center in the morning before she had to go teach how to play guitar to some kids, we went by the famous wall that people fill with graffitis in tribute to John Lennon. I wonder why. Karo, her flatemate, prepared a typical Czech dessert: Dumplings, small balls of boiled sweet bread stuffed with strawberries. Yum! In return, I bake them some crêpes for breakfast, but unfortunately screwed them a little…

prague windowsAccording to a website, I could take a night train to Krakow for just 20€. Lenka has nicely accompanied me to the station to help me order  the ticket and the price suddenly was 56€ ! uch. The kind of surprises that make you miss hitch-hiking. Anyhow, I had a relatively good night, equipped as I was with my sleeping bag and inflatable pillow. In the morning, I was already in Poland! I took a bus to Zakopane, a small mountain town apparently atypical. It proved to be much bigger than I expected. Surrounded by the snow-capped mountains of the Tartras and full of wooden chalets, it is very popular among skiers in the winter. I found a cheap hostel almost deserted and only after paying for the night I received a positive response from  a couchsurfer for the evening. Bad luck! I walked into town and discovered a Polish specialty: Grilled sheep cheese, which I found very salty and chewy, and delicious potato pancakes.

refuge viewThe next day, I had a seven hours bus ride to the small town of Sanok where a family of couchsurfers where awaiting me. They had told me by e-mail that they would spend the week-end in their refuge in the mountains of the Bieszczady Natural Park and that I was welcome to join them if I wanted. Obviously, I was super excited! So I met Magdalena, a wood sculptor, Piotrek, an historian guide at the Museum of Sanok, Antoch, their adorable 2 years old blond brat and Katarzyna, Magda’s sister, as well as two very friendly Huskies. After leaving Antoch with his grand-ma, as he was feeling a bit sick, we loaded the car with food and all went to the village of Wetlina, 70km from Sanok. Soon we started climbing the winding road through the pine mountains. Once arrived we left the car and walked 10 minutes to the refuge, a nice little wooden house right in the middle of nothing. The Carpatians. It was the first time that Piotr and Magda came to the shelter this season and there was a great spring cleaning to be done. Spiders hunting, sheets stirring…. I felt a bit like Snow White, whistling working. A few sparrows and tobiraccoons to help and that would have been it ! Once the cleaning finished I made a little walk in the forest and in the evening we sat around a campfire,  with a few grills and my guitar.
The next day,  it was raining cats and dogs.

I am now back in Sanok, invigorated by the fresh mountain air. Unfortunately, I didn’t see any bisons but a few bear hair and wolf droppings, and yet I caught a glimpse of a deer. Tonight I will take the train to Ukraine because, hey, it’s all very nice but time is running, and Russia awaiting for me.

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mount viewComme j’avais du rester bien plus longtemps que prévu à Dresde, j’étais un peu en retard sur mon “planning”. Il me restait deux semaines pour rejoindre Moscou et j’avais encore un sacré bout de chemin à parcourir. J’ai donc quitté Clémence lundi midi et me suis mise à stopper au sud de Dresde. Ce n’était pas un emplacement idéal et j’y ai attendu plus d’une heure. Je venais de me dire “encore une demi-heure et je retourne vers la gare” lorsqu’une femme m’ouvrit sa porte au feu rouge. Elle me dit avoir fait elle aussi du stop quand elle était plus jeune et “savoir ce que c’était”. Elle me déposa 5km plus loin sur une aire de parking/toilettes. Il n’y avait pas grand monde, mais j’étais soudain de bien meilleure humeur et me mis à chanter à tue-tête jusqu’à ce qu’un camion polonais s’arrête: Il allait à Prague !

Nous passâmes la frontière et pour la première fois j’entrais en République Tchèque. Le camionneur nous fit passer par des villages de bohème ou de charmantes petites maisons colorées construite au ras de la rive se reflétaient dans l’eau du fleuve. Il y avait de nombreuses collines boisées, un vieux château sur une falaise, et un soleil radieux.

prague windowsJ’avais oublié combien il pouvait être difficile de trouver des couchsurfers dans les grandes villes et m’y était prise un peu trop tard pour trouver un hôte à Prague. Heureusement, j’ai pu être hébergée par une amie d’amis de Zellidja: Lenka. Elle vivait dans une collocation un petit peu ex-centrée et ils m’ont gentiment  accueillit pour 2 nuits. Lenka m’a montré le centre-ville le matin avant qu’elle n’aille donner son cour de guitare à des morveux, dont ce célèbre mur que les gens on rempli de graffiti en hommage à John Lennon. Je me demande pourquoi. Karo, sa coloc, a préparé un dessert typiquement tchèque: des Dumplings, sorte de petites boules de pain sucrées bouillies fourrées de fraises. Miam! En retour, je leur ai fait des crêpes au petit dèj, mais les aies malheureusement un peu ratées…

Selon un site internet, je pouvais prendre un train de nuit vers Cracovie pour à peine 20€. Lenka m’a accompagnée à la gare pour m’aider à commander le billet et le prix était soudain de 56€ ! Outch. Le genre de surprises qui vous font regretter le stop. Quoi qu’il est soit, j’ai passé une nuit relativement agréable, équipée comme j’étais de mon sac de couchage et de mon oreiller gonflable. Au petit matin, j’étais déjà en Pologne ! J’ai pris un bus pour Zakopane, petite ville montagnarde supposément atypique. Elle s’est révélée être bien plus grande que ce à quoi je m’attendais. Entourée des montagnes enneigées des Tatras et pleine de chalets en bois, elle est très prisée des skieurs durant l’hiver. J’ai trouvé une auberge bon marché quasiment déserte et à peine après avoir payé ma nuit j’ai reçu une réponse positive d’une couchsurfeuse pour le soir même. Pas de bol! Je me suis promenée en ville et ai découvert une spécialité polonaise: Fromage de mouton grillé, que j’ai trouvé salé et très caoutchouteux, ainsi que de délicieuses galettes de pommes de terre. Le lendemain, j’ai du faire 7 heure de bus pour rejoindre la petite ville de Sanok ou m’attendait une famille de couchsurfers. Ils m’avaient indiqué par e-mail qu’ils passeraient le week-end dans leur refuge dans les montagnes du parc naturel de Bieszczady et que j’étais la bienvenue si je souhaitais me joindre à eux. Évidement, j’étais super enthousiaste ! J’ai donc rencontré Magdalena, une sculptrice sur bois, Piotrek, historien guide au musée de Sanok, Antoch, leur adorable blondinet de marmot, ainsi que Katarzyna, la soeur de Magda et deux beaux Huskys très amicaux. Après avoir laissé Antoch, qui était un peu malade, à sa grand-mère, nous avons chargé la voiture de victuailles et sommes tous partis pour le village de Wetlina, à 70km de Sanok. Très vite nous avons commencé de grimper la route en lacet à travers les montagnes de pins. Une fois arrivés nous avons laissé la voiture et marché 10 minutes jusqu’au refuge, une jolie petite maison en bois au beau milieu de rien. Les Carpates. C’était la première fois de la saison que Piotr et Magda venaient au refuge et il y avait un bon gros ménage de printemps à effectuer. Chasser les araignées, remuer les draps. Je me suis sentie telle blanche-neige, sifflotant en travaillant… Il ne manquait plus que moineaux et ratons-laveurs et ca y était! tobiUne fois le nettoyage terminé j’ai fais une petite balade en forêt et le soir nous nous sommes reposés autour d’un feu de camp, de quelques grillades et de ma guitare.
Le lendemain, il a plu toute la journée.
Je suis maintenant de retour à Sanok, revigorée par l’air frais des montagnes. Je n’ai malheureusement pas vu de bison mais quelques poils d’ours et des crottes de loup et ai néanmoins entraperçut un cerf. Ce soir je prendrais le train vers l’Ukraine car, eh, c’est bien beau tout ça, mais le temps presse, et la Russie m’attend.

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From Nantes to Dresden – The first 1651 kilometers

My dad dropped me at the end of a gas station just after Nantes, at around 10 in the morning, the 9th of April 2013. After a few last hugs I put my thumb up and watched the car leave. That was it. The very beginning of a very long trip. Yooohooo !

The first car that passed by stopped and took me in. I didn’t even have to wait a minute. She was a very sweet British lady and here I was, on the road again, talking about this crazy adventure with the first of many people to meet. One more car and I was in Paris ! Waiting for my long time friend Aude at her work at the Theatre de la Bastille. We had a long night of talking and I was supposed to get back on the road the following day but the alarm didn’t go off in the morning (or we didn’t hear it ?) so we woke up at 1pm. I looked up how to hitch-hike out of Paris on hitchwiki and rushed to Quai de Bercy where there was supposed to be a good spot for cars to stop. I never found it, maybe the article about it wasn’t updated ? I walked by the side of the road, passed by crazy Parisians drivers, looking endlessly for a nonexistent good spot. I walked and walked, bag on my back, guitar in hand, only to realise it was already 4pm and I would probably not reach Strasbourg that same night. The good thing about that day was Aude’s face when I got back to the theater, as she thought she wouldn’t see me for a couple of years. Well… Extra day!strasbourg camille I decided that getting out of the city would be probably easier by car-pooling, so I contacted a girl and asked her if she could leave me on a gas station on the highway to Reims. We met in the late morning at Gare de L’Est and when I told her my story she decided to drive me to Reims anyway without asking me any money. That is one more proof of the great luck of travelers. People want to help them out just for the sake of an idea of traveling that they probably thought of and are happy to see happen somewhere on earth, even be a part of it, may it be a for few hundreds of kilometers. It went on like this quite well until Strasbourg and I met up with my friend Camille that welcomed me at her place for the night. In the morning she showed me a bit of the city center, with all its lovely Alsatian houses and their tiny windows.

There are some days where everything flows easily and there are others. I took a bus to the other side of the border but, for some reason, didn’t realise when I had to get off and woke up from my dream when it was already on its way back to Strasbourg, driving above the Rhine one more time. When I finally found a lift all the gas stations were closed or under constructions and my driver had to leave me in the middle of nowhere. I eventually ended up on the wrong direction and had to cross the highway by a bridge after walking through a few woods and hills. Yep. Then it started to rain and I was a bit fed up so my next lift drove me to a train station so I could be in Augsburg before night. I sight to the price of the ticket but were happy to just sit in the train and read for a few hours before arriving safe and sound… Around 8pm I started wondering and I asked the hostess when we were supposed to arrive to Augsburg. She told me that I unfortunately  had to change trains in Stuttgart and that I now had to go all the way to Nürnberg (way up north) and catch the 9.30pm train. Ah. Right. When I finally got to Augsburg at 10.30pm I was quite released that my friend Tobias was there to direct me to his parents’s home. There I met them and Naiara, my dear ex-flatmate in Barcelona. They welcomed me so warmly and I spend a lovely week-end in Augsburg, celebrating Naiara’s birthday, cycling around town and through the forest during what seemed to be the first real day of spring in western Europe.dresden blue

On Monday I was on the road again and hitch-hiked to Dresden without any problem, meeting as usual many lovely people on my way. I reached Dresden and my good old friend Clemence’s flat in the late afternoon and we spent all the evening talking without interruption of all that happened in the last year. After a couple of days visiting Dresden with her I started feeling weak and it turned out I caught an angina. Clemence and her roommates nicely accepted that I stayed at their place until I get better, which is starting today thanks to antibiotics. I suppose that I will soon be on my way to Prague !

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Le 9 avril 2013 vers 10 heures du matin mon père m’a déposé sur une station service près de Nantes et après quelques embrassades j’ai levé le pouce en regardant s’éloigner la voiture. Et voila. Le tout début d’un très long voyage. Wouhouuuuu!

La première voiture qui est passé s’arrêta et je n’eu pas à attendre ne serais-ce qu’une minute. La conductrice était une petite anglaise toute mignonne et cela me fit assez étrange de parler avec elle de mon projet, réalisant qu’il s’agissait là de la toute première des très nombreuses personnes que je rencontrerais sur ma route et avec lesquelles j’aurais probablement une discutions similaire. Une autre voiture et j’étais déjà à Paris! J’ai attendu Aude, une amie de longue date, à son travail au théâtre de La Bastille et nous avons passé la soirée à discuter. J’étais sensée repartir dès le lendemain matin mais le réveil n’a pas sonné – ou nous ne l’avons pas entendu…? Toujours est-il que nous nous sommes réveillées à 13h en panique. J’ai rapidement regardé les indications de Hitchwiki pour sortir de Paris et me suis ruée vers le Quai de Bercy ou il était supposé y avoir un endroit ou les voitures pouvaient s’arrêter. Je ne l’ai jamais trouvé. J’ai marché en vain le long de la route, faisant attention à la conduite déjantée des parisiens, sac sur les épaule, guitare à la main, recherchant frénétiquement un spot idéal qui visiblement n’existait pas. Peut-être que l’article d’HItchwiki n’était plus à jour… J’ai pris conscience qu’il était déjà 16h et que je n’arriverais probablement pas à Strasbourg le soir même. La seule chose positive de cette journée fut la tête de Aude lorsqu’elle me vit débarquer au Théâtre, elle qui pensait ne pas me revoir avant des années… Salut salut me revoila!

strasbourg camilleJ’ai réalisé que pour sortir de Paris, le plus simple serait probablement de faire du covoiturage. J’ai donc contacté une conductrice en lui demandant s’il était possible de me déposer sur une station service en direction de Reims. Nous nous sommes retrouvées vers midi à la Gare de l’Est et après lui avoir raconté mon histoire elle décida de n’emmener jusqu’à Reims sans même me faire payer. Une preuve de plus de la grande chance des voyageurs: les gens veulent les aider juste pour le plaisir de l’idée d’un voyage auquel ils ont probablement déjà pensé, sont heureux de voir se réalisé quelque part sur terre et encore plus d’une prendre part, ne serait-ce que pour quelques centaines de kilomètres. Le trajet jusqu’à Strasbourg se déroula sans problèmes et je retrouvai mon amie Camille qui accueilli pour la nuit. Le matin elle me montra le centre ville, ses nombreuses adorables petites maisons Alsaciennes et leurs minuscules fenêtres.

Il y a des jours où tout va pour le mieux… et puis il y a les autres. J’ai pris le bus vers l’autre coté de la frontière mais, pour une raison que j’ignore, je n’ai pas réalisé où je devais sortir et me suis réveillée de ma rêverie alors que le bus était déjà de retour vers Strasbourg, passant sur le Rhin une nouvelle fois. Quand une voiture s’est finalement arrêtée pour me prendre en stop, toutes les stations service étaient fermées ou en réparation et le conducteur a du me déposer au milieu de nulle part. J’ai fini par me retrouver dans la mauvaise direction et j’ai du traverser l’autoroute par un pont après avoir franchi quelques bois et collines désolés. Puis il s’est mis à pleuvoir et mon prochain conducteur a bien voulu me déposer dans une ville afin que je puisse prendre le train. Je commençais à en avoir marre, il y avait encore pas mal de route à faire et je souhaitais arriver à Augsbourg avant la nuit. J’ai grimacé à la vue du prix du billet mais j’étais contente de pouvoir m’asseoir et lire dans le train quelques heures avant d’arriver saine et sauve. Vers 20h j’ai commencé à me poser des questions et ai demandé à l’hôtesse si l’on était sensés arriver bientôt. Elle m’informa que j’aurais malheureusement du faire un changement à Stuttgart et que je devais maintenant poursuivre jusqu’à Nünberg (bien plus au nord) avant de prendre le train de 21h30. Ah. Ok. Quand je suis finalement arrivée à Augsbourg vers 22h30 j’étais ravie que Tobias soit là à m’attendre pour me conduire chez ses parents. Je les ai rencontrés et j’ai retrouvé Naiara, mon ancienne colocataire de Barcelone. Ils m’ont accueillit chaleureusement et nous avons passé un super week-end à célébrer l’anniversaire de Naiara, à nous balader dans la ville et à faire du vélo dans la forêt lors de ce qui semblait être le premier vrai jour de printemps en europe de l’ouest.

dresden blue

Le lundi j’étais sur la route à nouveau et j’ai fait du stop jusqu’à Dresde sans problème, en rencontrant comme d’habitude plein de gens adorables sur mon chemin. J’ai rejoins Dresde et l’appartement de ma très chère Clémence en fin d’après-midi. Nous avons passé toute la soirée à parler sans interruption de tout ce qui nous était arrivé depuis l’année précédente. Après quelques jours à visiter Dresde avec elle, j’ai commencé à me sentir un peu faible et il s’est avéré que j’avais une angine. Clémence et ses colocs ont gentiment accepté que je reste en leur compagnie le temps que je me sente mieux et cela commence à être le cas grâce aux antibiotiques. Je pense pouvoir repartir demain pour Prague.

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